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  • : Le blog de la musique classique et de l'orgue
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  • Jean-Michel Saincierge

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 11:40

800px-Orguendmelun-copie-1.jpg       Notre-Dame de Melun-Orgue de Pauline Viardot

salonp10.jpg














L'orgue d'origine dans le salon de musique de
                      Pauline Viardot

Alors que la mezzo italienne Cécilia Bartoli célèbre le bicentenaire de la naissance de la cantatrice Maria Malibran, n'oublions pas que celle-ci avait une soeur cadette : Pauline Viardot (1821-1910).

Possédant un registre de voix exceptionnel, une tessiture de trois octaves et demie, nous dit Reynaldo Hahn, Pauline Garcia-Viardot a chanté dans tous les premiers rôles des opéras du XVIIIème et du XIXème siècle. Après s’être retirée du théâtre, elle a chanté Dalila sur une scène privée, à Croissy, en 1874, près de vingt ans après la création de l’Opéra de Saint-Saëns à Paris.


La petite Pauline avait eu le bonheur de voir le grand Weber diriger un orchestre, vieille dame, elle entendra les premières compositions d’Igor Stravinsky.
Franz Liszt, qui fut son professeur de piano quand elle avait quinze ans, appelait Pauline "archi-musicienne". Frédéric Chopin qui jouait au piano avec elle à quatre mains, admirait son talent pour la composition.

Organiste, elle possédait dans son hôtel particulier Rue de Douai à Paris un orgue Cavaillé-Coll (construit en 1851, 2 claviers, pédalier, 14 jeux) qui la suivit en Allemagne en 1863 et qu’elle vendit à l’église Notre-Dame de MELUN en 1885. A cette occasion le médaillon qui la représentait au dessus des tuyaux, a été remplacé par un cadran d'horloge.

"C'est l'instrument autour duquel se regroupe l'élite culturelle, les jeudis soirs, au salon des Viardot : Flaubert, Victor Hugo, George Sand, Delacroix, Doré, Berlioz, Liszt et Saint-Saëns y sont parmi les invités les plus célèbres. Ils se réunissent autour d'un deux claviers de 14 jeux. La console, richement décorée, est séparée du buffet et est disposé de façon que l'interprète soit face à son auditoire. " Les jeux du récit à couleur orchestrale accompagnent les jeux solistes du clavier du Grand-Orgue". Caractéristique plus importante encore, c'est le premier Cavaillé-Coll équipé d'un pédalier à l'allemande de 30 touches avec deux jeux de pédale indépendants de Bourdon 16 et de Flûte 8. Pauline Viardot s'accompagne lorsqu'elle chante un répertoire emprunté à l'opéra et elle joue les œuvres de Bach qu'elle contribue ainsi à faire connaître. Elle invite des organistes réputés tel Alexandre Guilmant et ceux de la génération montante, tel le jeune Eugène Gigout introduit par Camille Saint-Saëns." (ext. du site Québecois Mixture 18)

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