| Après s'être attaqué à Bach, le réalisateur Jean-Louis Guillermou signe avec "Vivaldi, un prince à Venise", qui ressort mercredi, un nouveau portrait filmé de compositeur. Ce film de 2007 est à nouveau programmé mercredi dans une soixantaine de salles "en hommage" au comédien Michel Serrault, disparu à la fin juillet l'an dernier, à l'âge de 79 ans, qui y tient son dernier rôle. Féru de musique classique, Jean-Louis Guillermou s'emploie depuis des années à transmettre sa passion à un large public en tournant des films en costumes d'époque. Après un premier long métrage musical ("La Messe en si", 1990), il a sorti en 2003 "Il était une fois Jean Sébastien Bach". Le réalisateur a voulu rendre hommage cette fois à un autre génie de l'ère baroque en réalisant le premier portrait cinématographique d'Antonio Vivaldi (1678-1741). Le comédien italien Stefano Dionisi, qui incarnait le castrat Farinelli dans le film à succès de Gérard Corbiau, campe ici celui que sa chevelure et sa qualité d'ecclésiastique firent surnommer le "prêtre roux", et dans le rôle du sourcilleux et autoritaire prélat vénitien: Michel Serrault, et en pape Benoît XIII à la bonhomie méridionale : Michel Galabru. Le film raconte les démêlés avec le clergé vénitien de ce compositeur qui refusait de célébrer la messe, ne dédaignait pas la compagnie des femmes et confessait une passion forcément coupable pour l'opéra. Le spectateur accompagne le musicien de palais en canaux et jusqu'à Vienne, où Vivaldi allait mourir dans le dénuement en lieu et place de la consécration attendue. (d'après l'AFP 25 Juillet 2008) |