Par Jean-Michel

La pianiste Jacqueline Eymar, qui a oeuvré à mieux faire connaître plusieurs compositeurs de son temps jusque dans les années 1970, est morte samedi dans sa maison familiale de Pourrières (Var), à l'âge de 86 ans, a-t-on appris lundi dans son entourage.
Née le 23 juin 1922 à Nice, élève d'Yves Nat au Conservatoire de Paris, Jacqueline Eymar a été soliste de l'Orchestre national de la Radio-télévision française et s'est produite avec la plupart des formations parisiennes (Société des concerts du Conservatoire, Colonne, Lamoureux).
Entre 1958 et 1971, elle a accompli plusieurs tournées de récitals et concerts à l'étranger, notamment en URSS, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Nord.
Jacqueline Eymar a consacré une grande partie de son activité à la musique de chambre, en particulier en compagnie du trio à cordes fondé par le chef d'orchestre et violoniste allemand Günter Kehr.
Très à l'aise dans le répertoire romantique (Brahms, Schubert, Schumann) comme dans les grandes pages de la musique française (Debussy, Fauré, Franck), elle a en outre beaucoup oeuvré à la diffusion de nouvelles partitions de Marius Constant, Aram Khatchatourian (dont elle a joué, sous sa direction, le concerto pour piano) et Antoine Tisné notamment.
Jacqueline Eymar avait obtenu le Grand prix de l'Académie du disque français en 1961 pour son enregistrement des 12 études de concert "Le Zodiaque" de Georges Migot, réédité en 2005 en un double CD chez Intégral.
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