Par Jean-Michel

Le concours Long-Thibaud, qui tient dès vendredi et jusqu'au 17 novembre une édition 2008 consacrée au violon, tente de redorer son blason à l'international et auprès du grand public, à l'heure où les compétitions de musique organisées à Paris craignent pour leur avenir.
Vingt-six violonistes âgés de 18 à 30 ans participeront cette année au concours fondé en 1943 par Marguerite Long (piano) et Jacques Thibaud (violon), une édition qui devrait confirmer la domination des jeunes talents asiatiques, la moitié des participants venant de Corée du Sud (dix) et du Japon (trois).
A la tête de la Fondation Long-Thibaud depuis 2007, Jean-Philippe Schweitzer, haut fonctionnaire à la généalogie solide -- sa mère était la pianiste Nicole Henriot-Schweitzer, nièce du chef d'orchestre Charles Münch, lui-même neveu du Dr Schweitzer -- a décidé de faire bouger le concours afin qu'il ne devienne pas "une vieille dame se reposant sur les lauriers du passé".
Le Long-Thibaud cherche aussi à élargir ses frontières. La fondation aimerait notamment travailler avec des institutions en Allemagne, un pays "qui n'a pas de grand concours" selon Jean-Philippe Schweitzer, qui n'exclut pas à terme d'organiser sa compétition une fois tous les trois ans outre-Rhin.
La compétition entend en outre élargir son audience grâce à un partenariat avec le groupe de communication Orange, qui prendra forme dès le concours de piano 2009 avec la diffusion en téléphonie mobile et sur internet de formats courts. Cette sorte de "Long-Thibaud Academy" devrait mettre en lumière la "dramaturgie" de la compétition, des éliminatoires à la finale.
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