Par Jean-Michel
OUVERTURE DES CHOREGIES D'ORANGE
ORANGE (Vaucluse), 10 juil 2011 (AFP)
"Aïda" a ouvert samedi Les Chorégies d'Orange, qui célèbrent cette saison leur 40e anniversaire sous le signe de Verdi, avec une belle prestation de la soprano Indra Thomas et une mise en scène qui utilise toute l'ampleur de la scène et du mur du théâtre antique.
La scène, très dépouillée avec seulement quatre sphynx gigantesques, laisse toute la place aux mouvements des choeurs, très présents. Les foules impressionnantes --quatre formations de scènes régionales (Nantes, Avignon, Nice et Tours)-- servent parfaitement cette oeuvre monumentale du compositeur italien.
L'afro-américaine Indra Thomas, familière du rôle d'"Aïda", donne avec succès à son personnage une interprétation très nuancée, alors que le ténor uruguayen Carlo Ventre manque parfois de puissance pour une scène aussi exigeante, en plein air et face à des gradins de plus de 8.000 places.
La mezzo-soprano russe Ekaterina Gubanova, dans le rôle d'Amneris, le baryton polonais Andrezj Dobber (Amonasro) et la basse italienne Giacomo Prestia (Ramfis) complètent la distribution.
L'orchestre national du Capitole de Toulouse, dirigé par son chef russe Tugan Sokhiev et qui appuie avec sensibilité le propos de "Aïda", est une des vedettes de ces 40e Chorégies d'Orange.
La formation donnera en effet un concert symphonique avec au programme Rachmaninov et Tchaïkovski (11 juillet), puis interprétera la 9e Symphonie de Beethoven (16 juillet).
"Aïda" sera présenté à nouveau le 12 juillet, tandis que "Rigoletto" de Verdi
(30 juillet et 2 août)
conclura le festival, avec l'Orchestre national de France sous la direction de Roberto Rizzi-Brignoli.
Verdi
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