Par Jean-Michel

Aux sources de la musique de Jean-Sébastien Bach. Tel est le thème de la 15e édition de la Folle Journée de Nantes. Une manifestation plurielle puisqu'elle investit cinq journées, pour la sixième année consécutive.
Quelle étonnante modernité incarne ce musicien mort en 1750 ! Nantes est cette plate-forme extraordinaire qui permet d'en juger.
La diversité des interprétations possibles des partitions de l'immense catalogue de ses œuvres est d'une étonnante richesse. Il existe, par exemple, cinq versions des Variations Goldberg en sol majeur BWV 988 : au clavecin, au piano, en trio pour cordes de Sitkovetsky. Et même en transcription jazz, avec chant, clarinette, saxophone, trompette, violon, basse, musique électronique et percussions.
Plusieurs versions de L'Art de la fugue sont également au programme, ainsi qu'une seconde version de la Passion selon saint Jean, datant de 1725. Autre particularité majeure de cette édition, dont c'est même la raison d'être : dévoiler des compositeurs qui ont inspiré l'art de Jean-Sébastien Bach, et que l'on ne joue quasiment jamais.
Cette édition va aussi révéler combien le compositeur lui-même a inspiré ses successeurs des XIXe et XXe siècles, des classiques aux rappeurs. L'Orchestre national des Pays de la Loire interprétera ainsi, sous la direction de Arie van Beek, une transcription des Toccata et Fugue en ré mineur pour orgue BWV 565, de Leopold Stokowski, excentrique et génial compositeur de Hollywood, décédé en 1977. D'autres compositeurs célèbres du siècle dernier, tels que Rachmaninov, Schumann, Busini, Schoenberg, ou encore Kurtag, ont mis Bach à leur portée.
Du 28 janvier au 1er février. Rens. : 0892 705 205 et www.follejournee.fr
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog